Ce cours prolonge le premier module du cours de droit des organisations internationales vise l'approfondissement des compétences notamment dans le rôle des OI dans le règlement des crises 

Le champ d’investigation  des relations internationales et de la science politique est très vaste et dynamique. Le problème majeur d’aujourd’hui peut ne pas l’être demain. Cependant, certains sujets ou thématiques de recherche conservent en pertinence leur pertinence et deviennent ce que l’on  qualifie de grands problèmes politiques contemporains.


Ce cours est en relation avec l’aménagement des territoires urbains, la gouvernance locale et Coopération et gestion de projets de développement. Les étudiants doivent avoir des connaissances de base sur l’économie, les relations internationales, la mondialisation et le droit.


Le contenu du cours porte sur les thèmes, les stratégies des politiques d’aide au développement depuis 1945 voire depuis la fin de la colonisation.

Il porte aussi sur les acteurs que sont les institutions internationales, les agences publiques, les organisations non gouvernementales, les associations de solidarité internationale.

Il va aborder aussi les enjeux passés et actuels des politiques de développement ainsi que leurs pratiques. 


Les organisations internationales existent grâce aux Etats. Mais il faut en conclure qu’elles demeurent subordonnées aux Etats. Une fois instituée, les organisations internationales deviennent des sujets de droit international et, à ce titre, ont la capacité d’agir au moyens de structures et des compétences propres. Cela ne signifie pas que les organisations internationales ont la même capacité juridique que les Etats. Celle-ci reste naturellement limitée aux compétences d’attribution dévolues à chaque organisation. La CIJ rappelle en ce sens, dans son avis consultatif du 11 mai 1949 (CIJ, Avis consultatif, 11 mai 1949, réparation des dommages subis au service des Nations Unies : Rec., p.178), que « les sujets de droit, dans un système juridique, ne sont pas nécessairement identiques quant à leur nature ou à l’étendue de leurs droits ». Et elle précise que l’ONU n’est ni un Etat ni un « super-Etat » car cette organisation ne possède pas des droits et devoirs aussi étendus que ceux des Etats. Toutefois, en tant que sujet de droit international, une organisation internationale comme l’ONU est apte à disposer d’une double autonomie. Dans l’ordre juridique international, les organisations internationales bénéficient d’une double autonomie : une autonomie organique d’abord dans la mesure où chaque organisation internationale agit par l’intermédiaire de ses organes ; une autonomie fonctionnelle ensuite, dans le sens où l’organisation exerce ses compétences pleinement sans rendre compte aux Etats fondateurs. Par ailleurs, les organes des organisations internationales, à l’instar des organes des Etats, expriment la volonté de l’organisation en lui permettant, par exemple, de produire des actes unilatéraux ou de conclure des traités. Toutefois, il faut immédiatement souligner que la structure d’une organisation internationale ne s’organise pas nécessairement selon la logique de la séparation des pouvoirs que l’on retrouve dans les Etats. A titre d’exemple, on ne saurait assimiler l’assemblée générale de l’ONU à un pouvoir législatif ni considérer que le secrétaire général de l’ONU exerce les mêmes pouvoirs exécutifs que le chef du gouvernement d’un Etat. A l’exception de l’ONU, il est, par ailleurs, rare de distinguer les organes parlementaires et les organes restreints des organisations internationales.